37e Parallèle

37e Parallèle

37e Parallèle

#Résidence – Marie Chapron, pour « Cage » (titre provisoire) – DANSE – PERFORMANCE

SALLE THEATRE

« Comment parler du regard de soi quand il est omniprésent et vital dans notre construction en tant que sujet et dans notre rapport à l’autre ? De nos multiples voix intérieures qui nous cadenasse, nous fragmente, nous limite à être libre, face à soi et au monde ? Comment montrer l’impact des yeux de l’autre, qui s’engouffrent en nous comme un poids brûlant qui nous assaille ? Essayer par cette danse de faire jaillir la créature intérieure. Celle qui nous divise en multiples voix incessantes, et qui nous grignote l’âme. Celle qui nous fais nous perdre soi, nous éloigne de notre essence même. Celle que l’on arrive, avec du temps et de l’introspection, par apaiser. Comment se pardonner, soigner nos propres blessures et jeter nos haillons de corps ? Comment finir par trouver la place ? Le centre de gravité fixe ? Pour enfin, se retourner. solide. Etre là et ne plus trembler face au monde, face à l’autre, face à soi. »


[ La cage. Te débarrasser de / Se débarrasser de  / la cage / se taper le crâne contre / quand tu poses ton regard sur / Moi, enfermée là, je patiente / comment te regarder vraiment / Où est la place / la créature grignote la peau / Regarder l’intérieur / Ne m’abandonne pas/ regarde moi/ regarde moi tu me fais mal/ je vais te sortir. te débarrasser de / la cage / Tel que j’apparais à tes yeux / à mes yeux / Qui sommes nous ? /Se perdre. s’éloigner de soi. De moi à moi, de toi à moi, de toi à toi / Où es là place ? ].